Donc Mimolette, nouveau Président, entend être jugé, dans cinq ans, sur deux choses seulement : la justice et les jeunes. Là j'ai cru avoir mal entendu, mais comme il répète à Tulle, "les jeunes", mes mamies octogénaires qui sont majoritaires en France, entrent-elles dans cette catégorie ? On n'en sait rien pour l'instant.
Donc, le jeunisme revient en force et son zélateur est malheureusement, à première audition, du staf de Mimolette. De l'inconvénient d'attendre que le premier ait parlé pour caler son propre discours sur le sien : on peut être amené à dire n'importe quoi.
Les "djeunes" ça les flatte peut être dans l'immédiat, mais quand dans six mois - un faux naïf, vrai socialiste, commentant sur le blog d'Agnès, couinait :"mais laissez lui au moins six mois avant de le critiquer - ils seront toujours à courir d'un intérim à l'autre (pour ceux qui bossent), sans le moindre CDI à la clef, la flatterie fera un super gros floc.
Donc, sur les plateaux télé de ce soir, les mines de plus en plus affligées, consternées, des présentateurs-commentateurs attendant d'annoncer les résultats qu'ils découvraient sur leur tablette machinphone (merci les cameramen), on comprenait qu'ils avaient cru dur comme fer, ou comme machine à voter, que le candidat sortant, qui défendait si bien leurs privilèges, allait être ré-élu. Manque de bol, les machines à votation n'ont fait que diminuer l'écart entre les deux candidats. Hollande était donné à 53 %, il serait à 51,9 %. Faudra attendre demain matin pour savoir combien de citoyens ces ratios représentent...

Donc, ceux qu'on avait envoyés place de la Bastille, on ne sait jamais, parlaient tous, quelque soit la chaine d'où ils émargeaient, avec un mépris si flagrant de cette foule de moins que rien, assemblée-là qui attendait de faire la fête que c'en était hallucinant. On m'avait dit que la campagne avait été bizarre. A sa conclusion, c'est peu dire.
Donc, la droite UMP faisait mine ces jours-ci de se plaindre d'avoir été fort mal traitée par les journalistes en général. L'observateur comprend bien la charité, renvoyée en ascenseur, de trop massifs services rendus au locataire de l'Elysée par les journalistes-courtisans des médias dominants, au détriment des manants, dans cette maladroite tentative de leur éviter la fréquentation de l'ami Paulenploi, à l'arrivée du nouveau locataire. Baah !
Donc, de journalistes à journaliste, le touuiiit revanchard de la compagne, que nous n'avons pas, elle, élue mais qui semble déjà (!) vouloir péter plus haut que son c.. - ça démarre vachement bas dans l'entourage intime du nouvel élu, va falloir que cette meuf revienne à plus de décence républicaine si elle ne veut pas plomber à elle toute seule, le job et l'image de son compagnon qu'elle aime tant - était plus important pour eux que de communiquer des résultats ville par ville ou région par région. Cela se passait sur le plateau où était invitée Ségolène Royal censée encaisser, je suppose, avec le sourire, cette connerie bien sournoise de pétasse juste arrivée... "aux responsabilités" de son compagnon .
Donc disais-je, la préférence des présentateurs-commentateurs de plateau pour le candidat sortant était si marquée, enracinée en eux, qu'ils avaient énormément de mal à parler de l'évènement de la soirée et qu'on aurait pu croire en zappant que leur maitre-ami venait d'être ré-élu.
Mais le scoop-pompom, le pot aux roses - sans rire - ce fut accidentellement un envoyé spécial, qui le découvrit, en l'arrivée d'un artiste juste descendu de sa voiture, artiste que l'on dit le mieux aimé des français, celui vous savez qui n'a jamais payé un seul sou d'impôts en France, s'en vante à l'occasion dans les magazines, mais revient régulièrement chanter en France pour les grandes occasions, le gentil Yannick. Tu parles d'un signal pour démarrer le quinquennat de la continuité dans les formes !
Donc aussi, la Le Pen semblait bien plus affectée par l'échec du Président sortant, que lui-même ne l'était, déjà préparé à la chose. Dans ses dernières interventions, on voyait bien qu'il faisait tout pour ne pas être réélu ; les épreuves à venir avec les exigences inapplicables de la Commission Européenne, larbine des spéculateurs, il préférait les laisser à un autre, pour ne pas se salir les mains. Comme il disait : il aimait trop la France, sous-entendu ... et ne serait pas celui qui la livrerait aux dépeceurs.
D'ailleurs, c'est bien connu des vieux citoyens, les socialistes ont toujours été excellents dans ce sale rôle. De dépeceurs.
Les commentaires récents